Historique

Au début des années 50 était fondée l'Association valaisanne de l'industrie de la pierre naturelle AVIPN, à l'initiative de quelques exploitants et avec la collaboration de l'Association valaisanne des entrepreneurs. Elle se composait des sections Sables et graviers, Dalles, Granit, Pierres artificielles. La profession entendait surtout défendre ses intérêts auprès des pouvoirs publics - pour l'utilisation des matériaux indigènes - et auprès des administrations. Etre l'interlocuteur reconnu dans les négociations avec les partenaires sociaux faisait également partie de ses préoccupations.

Au fil des ans et sur le fond, la structure est restée la même. Quelques modifications de statuts, de son appellation (AVIP dès 1979 et AVGB dès 2014), ont marqué sa longue histoire.

Les présidents qui se sont succédé - René Chappuis, ingénieur Sion, Me Georges Pattaroni, Monthey (1961-1986), Michel Lathion (1986-1997), Daniel Pannatier (1997-2013), ont maintenu le même objectif : assurer la pérennité du métier, concilier les intérêts des carriers et des exploitants entrepreneurs en bâtiment et génie civile. Veiller enfin à l'égalité de traitement entre exploitations de dimension modeste et gisements de type industriel.

A la suite de l'entrée en vigueur de la Loi du 24 juin 1953 sur le développement de l'industrie dans le canton du Valais, l'association s'est attachée à favoriser l'utilisation de matériaux de provenance valaisanne pour les travaux publics. Les traces de ce rude combat se retrouvent jusque dans les années 70.

Le rapprochement souhaité dès le départ avec les exploitants de gravières ne se concrétisera que bien plus tard, cette branche de l'industrie extractive ayant sa propre association AGRAVAL, de même que les exploitants du Haut-Valais ont leur propre groupement FSKO, bien que les problèmes à traiter soient identiques, les autorités concédantes également.

Les nouvelles lois et ordonnances qui régissent les activités de l'Industrie de la Pierre exigent un professionnalisme plus poussé, une stabilité plus grande des entreprises sur la durée, en raison de l'importance des investissements.

Les années 70 à 90 ont été marquées par une très forte demande en matériaux et le principal souci des exploitants était de faire face aux besoins du marché.

Cette situation s'est ensuite modifiée, les dispositions contenues dans le Concept cantonal indiquant clairement les nouvelles contraintes imposées. L'industrie de la pierre a dû apprendre à exercer une activité nouvelle, faite de deux métiers intégrés. Le premier, son métier de base, l'extraction et la transformation de minéral (la profession a su apporter des réponses adaptées aux exigences techniques croissantes de ses clients et à des évolutions techniques incontestables) et l'autre, aussi exigeant en compétences que le premier, à savoir l'aménagement du cadre de vie, l'aménagement du territoire.

Ici, l'adaptation aux nouvelles règles du jeu fut plus lente. Des contraintes sont imposées de l'extérieur sans tenir compte des difficultés du marché ni de la malice des temps.

Ainsi, l'Association a participé activement dans le cadre de commissions désignées par le Conseil d'Etat à l'élaboration et au suivi du concept cantonal de gestion des matériaux pierreux et terreux. Elle s'est ensuite attachée aux aspects législatifs et administratifs qui conditionnent l'activité de la branche. Les nouvelles structures de l'AVE, mises en place en 1995, ont permis à l'association de jouer pleinement son rôle.

En 2014, l'AVIP se restructure et définit un nouveau mode de collaboration avec l'AVE, une nouvelle dynamique. Souhaitant adapter son nom aux métiers de la branche afin de lui donner une visibilité plus adaptée auprès des Organes étatiques et des médias, elle devient l'AVGB, Association Valaisanne de l'industrie des Graviers et du Béton.